Les agriculteurs arrêtent de retourner la terre sur plusieurs mètres. C’est ce qui ressort d’une étude publiée jeudi 7 février, par le ministère de l'agriculture, selon laquelle près d’un tiers des grandes cultures plantées cette année l’on été sans retourner la terre. Cette pratique, fortement développée dans les années 50 avec des concours de labour dans les villages, dans un temps où la France cherchait à atteindre l’autosuffisance alimentaire, est considérée comme traumatisante pour le sol.
En effet, le labour met sens dessus dessous les microbactéries qui fabriquent l’humus. Cette pratique désorganisent les chaînes biologiques. Cette désorganisation entrainait une forte érosion des sols. Toute la bonne terre partait avec les eaux de pluie dans les cours d’eau limitrophes. Le labour était surtout néfaste aux vers de terre, qui contribuent à l’aération des sols. Avec la pratique du non labour, les agriculteurs voient augmenter la biomasse microbiennede 327 % et la biomasse lombricienne de 575%.
Seul inconvénient du non labour des cultures : un développement des mauvaises herbes. Là où certains décident de forcer sur les herbicides, d’autres agriculteurs reviennent à des pratiques de désherbages mécaniques, comme Philippe Desbrosses, à la ferme de Sainte Marthe. Comme le fait remarquer un agriculteur du Tarn, avec le non labour : « Le sol redevient le pilier de l’agriculture »
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3 commentaires:
Vi, bon, fo pas se leurrer, me non labour, inventé par les brésiliens notamment qui s'en sont faits les champions, a aussi des vertus économiques… puisqu'on passe moins souvent en tracteur dans les parcelles… Au prix du G.O. aujourd'hui…
Oui, c'est un peu moins de fatigue pour l'agriculteur, mais en fait ça dépend,parce qu'il va pas désherber à la main derrière! Il repasse avec la une grosse machine pour desherer alors il doit utiliser du carburant quand même je pense...
Au fait, je suis toujours en négociation pour la vente du sujet agroforesterie. ca pourrait marcher, j'appelle aujourd'hui...
vi, mais avant de labourer, fo déchaumer… broyer… puis labourer, puis casser les mottes… bref, jusqu'à 6 ou 7 passages que tu réduit à un seul. Mais après, sanitairement les cultures sont plus délicates à gérer, mais au bout de quelques années, la MO se reconstitue et on a moins besoin d'apporter d'unité de N c cool, je suis pour.
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