Atterrie à Skopje (Macédoine), je traverse les montagnes qui mènent au Kosovo. 17h, la nuit est tombée sur la route sinueuse aux nids de poule innombrables. Dans un virage, le poste frontière s'annonce à la lueur des phares. "Dobredan" (bonjour), passeport, papiers du véhicule. Je suis au Kosovo. Le président serbe Boris Tadic vient d'être réélu. J'emprunte l'unique route qui mène à Pristina. En 1999, les blindés des forces de l'OTAN s'y embouteillaient sur de longs kilomètres. Ils allaient bloquer l'arrogante offensive d'un tyran - Slobodan Milosevic - et administrer la région. L'organisation internationale est toujours en place. Mais ici la majorité de la population - albanaise - n'aspire qu'à une chose, l'indépendance.
19h, Gracanica, l'enclave serbe au sud-est de Pristina, 30.000 hab. Je devine dans la pénombre la silhouette du monastère. Une merveille, m'a-t-on dit, inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco. L'hôtel est juste derrière. Le patron ne parle pas anglais mais le comprend un peu. Son sourire, son sens du service et sa bière (pivo) sont accueillants. Une chance, il y a de l'électricité dans ma chambre. Avec le fracas de l'air dans les tuyaux, l'eau chaude sort brutalement de la pomme de douche. Allez, une soupe (délicieuse) et au lit !
(à suivre)
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