lundi 18 août 2008

Les zones marines « mortes » se répandent dans le monde.

On compte désormais près de 400 zones côtières où la pollution a asphyxié toute vie sous marine dans le monde. D’après une étude américano-suédoise, ces chiffres augmentent de façon exponentielle. Ces zones seraient localisées principalement dans les endroits où vivent une forte densité de population et où sont déversées des grandes quantités de substances nutritives. Notamment les phosphates et des nitrates issus des engrais. Ce phénomène est appelé « l’eutrophisation ». Cet apport d’engrais fait proliférer des algues. Puis des microbes apparaissent, qui se nourrissent de l’oxygène. Les autres plantes, les microorganismes et les poissons meurent ensuite de manque d’oxygène. Petit à petit, les zones côtières où l’eau stagne se transforment en cimetières marins. Ces dernières années, la Mer Baltique, la Mer Noire, le Golf du Mexique, l’Est de la Chine et le Détroit de Kattegat en Norvège, ont été touchés. Les scientifiques pensent que le réchauffement climatique pourrait encore aggraver le phénomène.

mardi 24 juin 2008

ça manque d'images tout ça




Alors voici. Une commande en cours qui dure jusque fin décembre, le suivi d'un chantier de fouilles à Perpignan. 330 tombes à fouiller en quelques semaines, des sépultures protohistoriques, VIII-VIe siècle avant notre ère mais aussi du IIIe et IV siècle après J.C. Le tout sous une chaleur infernale.

lundi 16 juin 2008

Tu ne joueras point

Certaines clauses d'un règlement de copropriété sont réputées "non écrites", car contraires à la loi. Idéal pour effacer d'un coup de baguette les velléités autocratiques de voisins acariâtres ! Mais s'il est interdit d'interdire les fleurs aux balcons, la possession de chiens, ou de chats, il n'en est pas de même concernant les enfants. Cela ne semble gêner personne qu'ils puissent faire l'objet d'une clause, belle et bien écrite, celle là, et si courante à l'ombre de nos cours parisiennes : "dans les parties communes, tu ne joueras point". Un couperet pour les parents qui oseraient laisser leur rejeton s'initier à la trottinette, voire au vélo, dans le seul espace libre de tout engin motorisé du quartier. "Ils n'ont qu'à aller au parc !", rétorquent les retraités, et vieilles filles en tout genre. Entre le parc de Belleville, avec ses pentes à 15% et celui des Buttes Chaumont où les deux roues sont interdits, merci du conseil. A peine le temps de dessiner trois fleurs de craie sur le bitume, d'admirer la danse des bulles de savon, et les gardiens de la règle écrite vous font dégager à coup de "Remontez chez vous avec vos mioches, et qu'on ne les entende surtout pas rire, courir, chanter." De quoi nous mettre en résistance. Mais l'instant magique est ruiné. La plus belle bulle vient de vous éclater dans les yeux. Plus qu'une envie, c'est de rentrer.

vendredi 23 mai 2008

Les médecins, des prestataires de service?

Les professionnels de la santé doivent désormais informer leurs patients de leurs dépassements d’honoraires pour tout acte de soin. L'outil principal : le devis à faire signer avec "bon pour accord". Le professionnel ne respectant pas la règle sera soumis à des sanctions financières d'un montant égal au dépassement.

Cette démarche mise en place par Roselyne Bachelot vise d'un côté à protéger le porte-monnaie des patients et d’un autre, à sauvegarder les deniers de la Sécurité Sociale.

Mais cela a aussi ses côtés pervers : banalisation des soins comme simple acte marchand et création d’un système à double vitesse.

Résultat : il y aura ceux qui pourront se permettre de se payer les services d'un professionnel de la santé ... et les autres qui devront se contenter d'aller consulter ceux du secteur 1 (conventionnés par la Sécurité Sociale assurant un non dépassement des honoraires), mais dont l'accès est encombré et ne préfigure en rien la qualité.

Dirigeons-nous vers un système de soin à l'anglo-saxonne où l'économie prévaut sur la santé? Un praticien pourra-t-il refuser de soigner dans le cas d’un refus de signature de devis ? Paperasses versus soins. Ethique versus économie.

Il ne restera donc aux malades qu’une solution : souffrir en silence… dans l’attente d’un devis.

lundi 19 mai 2008

Les vrais enjeux des énergies renouvelables

Les énergies renouvelables sont non polluantes certes, mais leur principal intérêt est ailleurs. Elles peuvent rééquilibrer la donne énergétique mondiale. 
Il ne faut pas rêver, les énergies renouvelables ne résoudront pas tout. Elles ne seront jamais suffisantes pour assurer notre quotidien. Moteurs hybrides, ampoules basse consommation, chauffage à meilleur rendement, lessives à froid… nous disposons aujourd'hui en Europe des technologies qui permettraient d'économiser jusqu'à 30% d'énergie. Ajoutons à cela une production locale de 30% d'énergies renouvelables, il ne resterait que 40% d'énergies conventionnelles à acheter pour assurer notre consommation actuelle. S'affranchir en partie des hydrocarbures, ne plus dépendre totalement des ressources étrangères n'est plus un rêve mais une nécessité. Imaginez une nation qui réduise de plus de la moitié ses factures payées à d'autres pays. Plus autonome, elle deviendrait enfin adulte. Elle pourrait imaginer son propre système vertueux sans se définir systématiquement par rapport aux autres nations. Elle pourrait investir cet argent dans des domaines d'avenir comme l'éducation et la recherche. Cette prise d'indépendance et cet impératif de consommer mieux pourront, s'ils sont décidés politiquement, offrir aux Européens un réel avenir.

mercredi 14 mai 2008

Médicaments low-cost de Leclerc

Après les bas prix revendiqués par Leclerc pour sauver notre pouvoir d'achat, voilà que la chaine de distribution prend un malin plaisir à se prendre pour une pharmacie. La promesse : la vente de médicaments non remboursables par la sécurité sociale dans ses magasins.
La cour d'appel de Colmar a donné raison à Leclerc en rejetant la demande de deux syndicats de pharmaciens et du regroupement Univers pharmacie de cesser sa campagne d’affichage.
Va-t-on vers une banalisation de l'achat de médicaments en supermarché? Quel est le contrôle qui encadre cet achat? Cette politique sert-elle réellement le consommateur ou favorise-telle l'industrie pharmaceutique?
La question fait débat surtout autour de la santé où le corps médical ne voit pas non plus d'un très bon œil l'encouragement de cette automédication en libre service.

vendredi 2 mai 2008

Trois nouveaux OGM présentés à Bruxelles


Le 7 mai, à la Commission européenne votera la mise sur le marché de trois nouvelles PGM (Plantes génétiquement modifiées) deux maïs et une pomme de terre.

Les maïs sont résistants aux pesticides et la pomme de terre contient un antibiotique. Les ONG de protection de l’environnement, tentent un lobbying contre le vote favorable envers ces cultures et appellent les citoyens à signer une pétition via leurs sites internet. Les ONG accusent ces OGM de ne pas avoir été assez évalué. Pour elles, le processus d’évaluation en Europe ne garantit en rien la protection de l’environnement et de la santé humaine car les études menées par L’Afssa, (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) se basent sur les données transmises par les fabricants d’OGM et pas sur une expertise indépendante.

Après le vote, les députés débattront plus généralement de l’avenir des OGM en Europe .

mercredi 30 avril 2008

Des européens inégalement branchés

L'Europe connait un clivage technologique nord-sud. Les nordiques sont les champions de l'équipement Internet. D’après l’Institut GFK , les Islandais sont les plus grands consommateurs européens, avec 88% d’internautes parmi la population âgée de plus de 14 ans, devant les Finlandais (81%), les Norvégiens et les Danois (76%). La France compterait 56% d’internautes, un peu moins que l’Allemagne et la Grande-Bretagne, mais plus que l’Italie (53%), le Portugal (45%) ou l’Espagne (35%).

vendredi 25 avril 2008

ACCUEILLEZ DES ABEILLES CHEZ VOUS

La pollution généralisée de l’air, du sol et de l’eau, a fragilisé les colonies d’abeilles. Elles subissent en ce moment et partout dans le monde, un affaiblissement appelé « syndrome d’effondrement des colonies ». Comment aider ces insectes sympathiques ? En leur offrant chez vous un bout de balcon ou un coin de jardin !

Les abeilles sont apparues sur Terre il y a plus de 80 millions d’années et ont très peu évolué depuis. L’Abeille domestique, Apis mellifera, vit en colonies atteignant jusqu’à 50 000 individus. L’abeille joue un rôle-clé dans la pollinisation. Sans elle, plus de fruits, plus de légumes. Il y a donc urgence à la sauver !
Arbres fruitiers et plantes à fleurs
Au jardin, plantez une haie fleurie ! Choisissez des troènes, dont les abeilles raffolent et qui ont un puissant parfum. Pour ajouter en biodiversité, faites courir dans la haie une rose trémière, pour son odeur sucrée. Si le jardin est grand, n’hésitez pas à planter des arbres fruitiers, comme des pommiers ou des cerisiers. Privilégiez toujours les fleurs simples aux croisements des horticulteurs. Près de la maison, plantez une glycine, qui sera souvent visitée par les abeilles. Dans les endroits ensoleillés, faites pousser de grandes brassées de lavandes ou un grand buddleia, (ou lilas sauvage). Succès garanti !
Fleurs au balcon
Les plantes mellifères sont celles visitées par les abeilles. Elles viennent y chercher nectar et pollen pour le transformer en miel. Dans un pot, vous pouvez mélanger plusieurs espèces de plantes à fleurs. Des bruyères à callunes pour l’automne, un petit chèvrefeuille, de la menthe, de la citronnelle et même l’herbe à chat, la cataire, aux délicates fleurs mauves qui rendent à moitié fou les matous ! Veillez à étaler la floraison sur toute l’année. Si le cœur vous en dit, offrez le gîte à d’autres espèces d’abeilles, en installant dans un coin du balcon un nichoir pour l’abeille solitaire. Cette cousine de l’abeille domestique, grande pollinisatrice, est aussi très menacée dans les régions de grande culture.

mardi 15 avril 2008

Le bord du gouffre ?

Fonds monétaire international, Banque mondiale, ONU… Les grandes institutions mondiales commencent de paniquer face à la multiplication des "émeutes de la faim" sur la planète et leur inquiétude est largement relayée ces jours-ci par la presse. Surgissant dans les pays les plus malmenés, les émeutes semblent avoir de beaux jours devant elles, malheureusement. Avec pour cause première la fermeté des prix des matières premières agricoles. « Ce qui survient est une catastrophe principalement pour les populations citadines du Sud » estime Lucien Bourgeois directeur des études économiques de l'Assemblée permanente des Chambres d'agriculture.


Le tableau dressé est souvent noir qui entrevoit une déstabilisation politique d'une bonne partie des pays les moins développés par le seul fait de la hausse des prix alimentaires qui pourrait plonger 1,2 milliards de personnes dans la misère. Phénomène amplifié par la dépréciation du dollar américain qui risque de toucher la Chine et le Japon. « Tous les éléments de la croissance sont pourtant là, portée par la démographie ou le développement économique de l'Asie, Chine comprise » regrette en substance Jacques Le Cacheux, chercheur à l'Observatoire français des conjonctures économiques. « La clé du problème réside dans l'élasticité de l'offre. Si nous avons en Europe quelques moyens d'ajustements, l'offre de terres agricoles la plus conséquente est située en Amérique du Sud, et au Brésil notamment » précise-t-il encore.

Haro sur les biocarburants

Largement montrés du doigts comme étant le principal facteur de troubles, les biocarburants ne sont finalement pas les seuls responsables. « Avec un prix du pétrole à 100 $ il est clair qu'ils représentent une alternative incontournable, même sans incitation fiscale » juge Jean-Marc Boussard (labo Mona, Inra Ivry). « Si le pétrole reste à ce niveau de prix, alors la tension sera très forte sur les produits alimentaires prévient-il. Pour Lucien Bourgeois, l'accent mis sur les biocarburants aux USA notamment, qui vont y consacrer près de 140 millions de tonnes de céréales cette année, a une visée purement stratégique.

« Il s'agissait pour les États-Unis de montrer à Hugo Chavez et à l'Iran qu'ils n'avaient pas peur » avant d'ajouter « les USA ont une stratégie économique cohérente, ils avaient procédé de la même manière dans les années 70 alors que confrontés à une crise économique intense en pleine guerre du Viet-Nam, comme aujourd'hui avec les subprimes, ils ont décroché le dollar de l'or. » Reste que les conflits d'usages annoncés pour le terres agricoles sont devenus réalité.

Dénonciation

Mais les trois chercheurs s'entendent surtout pour fustiger l'absence d'organisation, la loi du marché dérégulé, et appellent les gouvernements à reprendre la main. « Dans tous les pays, les prix ont tellement baissé ces dernières années que les agriculteurs se sont découragés… Il faudrait que les gouvernements reprennent les choses en main, qu’on réinstalle des systèmes de régulation de l’offre agricole, comme il en existait dans les années 1930 ou 1950 même s’ils avaient des défauts. C’est une hérésie de compter sur le marché pour réguler les produits agricoles » tempête Jean-Marc Boussard. Là est le fond de la question et la réponse relève bien plus du politique que de l'économie pure.

lundi 14 avril 2008

"Rendez-nous nos docteurs!"

Marie-Louise BOUKA, ancienne infirmière, approche de la soixantaine. Elle vient du Congo, de Brazzaville, la capitale. Elle parle d'une migration forcée vers la France, parce que sa santé, un jour, a vacillé. Elle n'a pas trouvé d'autres moyens pour se soigner. Mais si elle avait eu le choix, elle serait restée là-bas, dans son pays.
"Vous savez, la France nous a enlévé tous nos médecins!" s'exclame-t-elle. Elle explique que les étudiants en médecine du Congo viennent compléter leur formation dans l'héxagone.... et ne reviennent plus. "Comment voulez-vous vous faire soigner correctement. Nous avons maintenant des hôpitaux sans médecins. On se retrouve alors en France, malgré nous! La vie en France, ce n'est pas forcément le paradis. C'est même la galère. Dîtes à votre gouvernement de nous rendre nos docteurs !".
Elle secoue la tête, soupire. "J'aimerais tellement revenir au pays..."

jeudi 10 avril 2008

La loi sur les OGM a été adoptée de justesse hier à l’Assemblée nationale.


249 voix contre 228. C’est la loi que le gouvernement Fillon aura eu le plus de mal à faire adopter. Cette loi a finalement été adoptée malgré la division au sein de la majorité UMP. En effet, 1 élu du gouvernement sur 4 a voté contre ce projet de loi. Sur leurs sites respectifs, les ONG se déchaînent. Greenpeace déplore un « concours de lâcheté et d'irresponsabilité active ». De son coté, l'ancienne ministre de l'environnement et membre du MoDem, Corinne Lepage explique que « Le gouvernement est en train de prendre la responsabilité historique de mettre en cause la santé des Français." L’avant-veille, la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, avait critiqué son ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo et le président du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé. François Fillon a demandé à la secrétaire d'Etat à l'écologie de s'excuser publiquement avant le vote de la loi. Ce qu’elle a fait depuis, assurant le groupe UMP de son soutien et de sa solidarité quant à ses décisions. Le projet de loi sera examiné par le Sénat, sauf changement de programme, les 15 et 16 avril prochain.

mercredi 9 avril 2008

une photo d'avion en passant

Pas de temps ces jours ci, mais quand même, un petit clin d'oeil du sud. Le reste des photos est à voir ici en cliquant là.

mardi 1 avril 2008

Débat sur les OGM à l'Assemblée nationale

Hier, l’association Greenpeace a déposé neuf tonnes de maïs "sans OGM" devant le siège de l'UMP à Paris, pour "une loi garantissant une agriculture avec 0 % d'OGM, conformément aux conclusions du Grenelle de l'environnement et aux souhaits de la population". Une action symbolique alors qu’en ce moment même et pendant trois jours, les députés de l’Assemblée vont débattre du futur projet de loi sur les conditions de culture des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) pour se mettre en conformité avec le droit européen. Le texte initial déposé par le gouvernement était dans la droite ligne des recommandations du Grenelle de l’environnement et garantissait une protection contre la contamination OGM. Mais après son passage au Sénat le 8 février 2008, le texte avait déjà perdu de son esprit en proposant « la liberté de consommer et de produire des OGM destinés à l’alimentation ou de ne pas le faire” au lieu de la phrase « avec ou sans OGM». Pendant ce temps, les associations environnementales montent au créneau. Greenpeace, la Confédération Paysanne, les Verts ont manifesté samedi et tirent la sonnette d’alarme pour que le texte ne soit pas adopté tel quel. C’est sans compter sur le lobbying des agro-industriels qui poussent à ce que le texte soit adopté sans modifications allant dans le sens de la protection des cultures.

lundi 31 mars 2008

B*otanic se lance dans le développement durable.


Ils se sont donnés trois ans. Trois ans pour réformer complètement leur entreprise et leurs produits. Dans ce « pacte » qu’ils vont engager avec le consommateur, les magasins de jardinage B*otanic ont prévu de tout changer : de jardiner, de produire, de commercer autrement. Leur idée ? Faire entrer le développement durable dans l’ensemble de leur offre publique. Vaste chantier. Depuis leur fournisseur jusqu’aux acheteurs, faire bouger les mentalités. Moins d’emballage, moins de transports, zéro pesticides, multiplier les meubles de jardin en bois certifiés, les pots recyclables en sphaigne et en bois et aller jusqu’à proposer des décorations de Noël, qui ne seront plus achetées en Asie mais fabriquées par des artisans français. Pour encourager ces changements, B*otanic mettra à disposition des clients une bibliothèque, un marché bio et des cafés philo écolos. Ce changement, ils l’avaient initié en janvier 2008, avec un acte fort, retirer de leurs rayons tous les produits phytosanitaires (pesticides) et proposer systématiquement à leurs clients des produits moins dangereux pour le jardinage. Mais se lancer dans le développement durable est un changement de grande ampleur. Cela met l’entreprise devant bien des difficultés : comment être sûrs à 100% des produits labellisés « commerce équitable » ? Comment responsabiliser les fournisseurs ? « Nous nous engageons dans une grande démarche : devenir la 1ère chaîne alternative proposant des produits qui protègent l’environnement et la santé humaine. » explique Christine Viron, responsable du développement durable chez B*otanic. « Nous ne savons pas encore si notre bilan sera bon, si nous réussiront tous les points de ces engagements, mais nous voulons au moins essayer de changer »…Rendez- vous en 2010 donc, pour voir si ces engagements seront tenus. D’ici là…souhaitons leur bon courage.

vendredi 21 mars 2008

Devenez Phénologue! (billet spécial printemps)

La phénologie, c’est l’étude de l’apparition d’événements périodiques dans la nature, par exemple, le retour des hirondelles, l’apparition des bourgeons ou les premières fleurs au printemps. Avec le changement climatique, les cycles ont été bousculés. Certains arbres fleurissent trop tôt, des insectes pollinisateurs n’ont rien à manger. La photosynthèse capte le CO2 dans l’air. Or les périodes de photosynthèse varient avec le changement climatique. Cela a une incidence sur la concentration de carbone dans notre atmosphère. Pour étudier ces phénomènes, le CNRS vient de lancer L’Observatoire des Saisons. Un guide interactif sur Internet où chaque citoyen peut rentrer des données sur un sujet choisi : un carré de forêt à coté de chez lui, les arbres fruitiers de son jardin ou encore les insectes du jardin public à deux pas de là. Avec cette grande enquête à l’échelle de la France le CNRS espère collecter des données pour modéliser des systèmes et donc connaître plus précisément l’évolution de la nature et du climat. Si vous voulez apporter votre petite pierre à l’édifice, visitez leur site !


http://www.obs-saisons.fr/rubrique.php3?id_rubrique=3

lundi 17 mars 2008

L’association Kokopelli condamnée

La condamnation est tombée : 12.000€ pour le grainetier Baumaux et 23.000€ pour l’Etat et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF). Kokopelli, qui tire son nom d’un dieu amérindien, est une association regroupant une dizaine de producteurs de semences anciennes et oubliées, non inscrites au catalogue officiel. Alors que 95% des variétés potagères ont disparu depuis le début du 20ème siècle, Kokopelli s’acharne à conserver une biodiversité de goûts, de formes et de saveurs inestimable. N’ayant pas le droit de vendre ces variétés anciennes, Kokopelli a décidé d’en offrir à ces membres, avec pour seule obligation de faire pousser la variété et de récolter ensuite de nouvelles graines. Or, en France, même le don de graines est illégal. Face à eux, quelques multinationales, qui se sont données pour mission d’éradiquer les savoirs alternatifs afin de garder le monopole sur les semences. Malgré les effets d’annonce du gouvernement (quelques jours après la condamnation de Kokopelli, alors que des centaines de messages affluaient de toute la France en soutien à l’association, Nathalie Kosciusko-Morizet, sécrétaire d'Etat chargée de l'écologie, a annoncé sur France Inter qu’elle ne laisserait pas l’association tomber) ils devront bien payer cette amende, et toutes celles qui suivront, car ils continueront à donner à leur membres des graines anciennes.
Pendant ce temps, en Norvège, on inaugure à grand frais une « Arche de Noé des semences », pour conserver dans le permafrost les graines qui nous servirons dans le futur. Mais lorsque les OGM auront contaminé tous les champs, qui aura les moyens d’aller chercher des graines dans cette arche ? Sûrement pas le jardinier amateur, mais bien quelques multinationales privilégiées.

lundi 3 mars 2008

Skenderaj, berceau de l'indépendance kosovare


La petite ville de Skenderaj (en albanais) - Srbica (en serbe) - est le berceau de l'armée de libération du Kosovo (UCK). Hashim Thaci, l'actuel Premier ministre qui déclara l'indépendance de la province le 17 février 2008, est né ici. Engagé dans les premiers groupes armés clandestins d'Albanais du Kosovo, il devint l'un des leaders de l'UCK. Ses détracteurs lui prêtent toutes sortes d'activités mafieuses et criminelles qui auraient financé la lutte indépendantiste (voir Courrier International n°904 - 28 fév au 5 mars 2008).
Dans cette petite localité rurale, où vivent 12.000 Albanais, divers monuments rendent hommages aux héros et martyrs de la "guerre de libération". Dans un gigantesque cimetière, reposent l'ancien commandant de l'UCK Adem Jashari, et 56 membres de sa famille et amis. Ils furent tous assassinés le 6 mars 1998 sur ordre de Slobodan Milosevic. Par ce crime, le Président serbe pensait décapiter le mouvement indépendantiste kosovare. L'effet fut inverse. 
Aujourd'hui, la maison d'Adem Jashari est devenue un lieu de pèlerinage. Les Albanais, qui le considéraient comme leur Robin des Bois, la visitent en famille. Un échaffaudage construit tout autour de la bâtisse en ruine permet d'observer de près les exactions : impacts de balles, tirs d'obus et poutres calcinées. Visiblement, les Serbes n'ont pas fait dans la dentelles. L'effigie du commandant est partout : photo géante, buste grandilocant. A 200 m de là, une autre maison dévastée est elle aussi munie d'échaffaudages. Devant, sur une stèle en pierre noire sont gravés les visages des parents Jashari, eux aussi supprimés.

jeudi 28 février 2008

Manuel de Granada













Granada, España, 27 janvier 08

Calle Angulo, numero Uno (quatrième épisode)

La huerta de San Vicente fût un hâvre, sûrement, pour le poète Lorca, tandis que s’agitaient jusqu’aux tréfonds de l’Espagne quelques “sanglots longs de violons automnaux”. La république bouillait, en danger, les nationalistes, ceux qui deviendront les franquistes, s’agitaient tout autant. Et voici Grenade une nouvelle fois plongée dans l’Histoire, comme tant de siècles en arrière lorsque la pression catholique au XVe se fit étreinte insoutenable et jusqu’à Boabdil, dernier sultan d’Al-Andalus, du Royaume de Grenade qui remit les clés de la ville à Isabelle la Catholique et Ferdinand d’Aragon. Boabdil, sommé de “pleurer comme une femme ce qu’il n’avait pas su protéger comme un homme”. Mais c’est toute l’Espagne qui pleure Garcia Lorca de n’avoir pas su le protéger. Garcia Lorca, assassiné par simple calcul politique d’un chefaillon local si l’on en croit les dernières révélations de l’écrivain Ian Gibson (“El Hombre que detuvo a Garcia Lorca”, éd. Aguilar, sept. 2007), au bout d’une nuit de prison en compagnie - comment pouvait-il en être autrement - d’un torero et d’un bandillero, dans uen forêt qui ne vit pas le soleil se lever ce jour là, à une portée de fusil de l’Albaicin, du côté de Viznar. Et toute l’Espagne, ce matin là, très vite, qui se réveille, la nouvelle fusant à la surface du pays comme une traînée de poudre stupéfiante, et toute l’Espagne qui prend alors immédiatement conscience du crime, fascistes compris, sauf les plus obtus et incultes naturellement, qui mesure l’incongruité de ce geste stupide. Mais on avait bien assassiné Jaurès, pourquoi pas Lorca ? Sous les murailles de l’Alhambra, dans sa Carmen aux volets bleus, les Carmen, ces maisons typiques de Grenade articulées autour d’un jardin reposant, Manuel de Falla ne rêvait pas encore à Buenos Aires, mais il devrait voir, la ville n’était pas gonflée comme aujourd’hui, il devait voir la maison de son ami Federico, depuis cette petite maison où Manuel et sa soeur vivaient simplement pour la musique, et la poésie, de Federico, notamment.